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Missionnaires de Marie
XAVERIENNES

Que nous venions à Toi !

Elisa Lazzari
87
7 Août 2026

Écoute la Parole

« Allez, c’est moi, n’aie pas peur. » Pierre lui dit : « Seigneur, si c’est toi, ordonne-moi de venir à toi sur l’eau. » Et il a dit : « Viens ! » Pierre, sortant du bateau, commença à marcher sur l’eau et alla vers Jésus. Mais à cause de la violence du vent, il prit peur et, commençant à couler, cria : « Seigneur, sauve-moi ! »

Mt 14:22-33

Réflexion biblique

Dimanche dernier, nous avons appris comment la foule, malade et affamée, avait touché le cœur de Jésus, le poussant à reporter son programme pour « se retirer pour un endroit désert, à l’écart.». Maintenant, après avoir nourri et renvoyé la foule, Jésus peut enfin rester seul avec le Père, sur la montagne, priant pendant de longues heures la nuit. Mais en son absence, le bateau sur lequel se trouvent les disciples, déjà en haute mer, est confronté aux difficultés du vent contraire.

Les Pères ont vu dans ce bateau un symbole de l’Église et, dans les vents, les nombreuses épreuves qu’elle affronte. Le pape François, lors de la prière en temps de pandémie de COVID-19, avait étendu l’image du bateau en pleine tempête à toute l’humanité :

« Nous avons réalisé que nous étions dans le même bateau, tous fragiles et désorientés, mais en même temps importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de réconfort les uns les autres. Nous sommes tous sur ce bateau. … la tempête dévoile nos vulnérabilités et laisse ces fausses et superflues sécurités exposées ... Le secret de ces stéréotypes avec lesquels nous masquions toujours nos « ego » préoccupés par leur propre image est tombé ; et ce (béni) sentiment commun dont nous ne pouvons nous échapper est resté découvert : appartenir en tant que frères et sœurs. »

L’Évangile de ce dimanche nous montre comment Jésus vient rencontrer ce bateau sur lequel nous sommes tous, marchant sur l’eau, sans être gênés ni par le vent ni par les vagues. Il trouve toujours un moyen d’être proche de nos peurs et épreuves : pour lui, le chemin est toujours ouvert, car il traverse la mer de chaque douleur et vient vers nous, transformant l’épreuve en une occasion de le rencontrer.

Pierre, en le voyant, ressent toute la force et la fascination de cette Vie qui ne se laisse pas engloutir par le mal, mais le dépasse et il lui demande de pouvoir le suivre. Comme Pierre, combien de nos frères et sœurs, hommes et femmes comme nous, ont fait de même, non pas par leurs propres capacités, mais parce qu’ils ont gardé le regard fixé sur Jésus, même lorsque le cœur leur faisait sentir qu’il était au-delà de leurs forces : c’est l’extraordinaire de la vie chrétienne, qui nous est offerte comme un don gratuit et disponible.

 pietrob_ajpeg_1.jpegNous sommes tous appelés à marcher sur la mer, gardant le regard fixé sur lui, et lorsque nous semblons couler, invoquons avec confiance son salut : Seigneur, sauve-moi ! Laissons-nous saisir, laissons-nous nous éveiller par les épreuves de la vie, recentrons-nous sur Jésus et prosternons-nous devant lui.

Le pape François nous a exhortés à saisir le temps de l'epreuve comme « un moment de choix »: Ce n’est pas le temps de ton jugement, Seigneur, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui compte et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. Il est temps de réinitialiser le cours de la vie envers Toi, Seigneur, et envers les autres. Et nous pouvons regarder les nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans la peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force du travail de l’Esprit déversée et façonnée en dévouement courageux et généreux. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des gens ordinaires – généralement oubliés – qui ... sans aucun doute, sont en train d"écrire les événements décisifs de notre histoire ... beaucoup ... qui ont compris que personne n’est sauvé seul. »