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Missionnaires de Marie
XAVERIENNES

Je ne le connaissais pas… Il m'a appelée

Marceline Laïssoubo
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5 Février 2020

Le 1er février 2020, à Bukavu, dans l'Est de la République Démocratique du Congo, Marceline Laïssoubo Sanhoulne, originaire du diocèse de Pala, au Tchad, a fait sa première profession comme missionnaire de Marie, Xavérienne. Voici son témoignage.

C’est vers l'an 2005 que je me suis sentie appelée par le Seigneur pour le servir. J’en ai parlé  avec mes parents, qui m’ont dit avec joie : « C’est  ton choix, on ne peut pas t’empêcher : chacun est libre de choisir sa route ». Ainsi, suis-je allée voir une missionnaire xavérienne, qui m’a dit que pour devenir sœur il était d’abord nécessaire de recevoir le baptême et la confirmation - à ce moment-là je n'avais pas encore reçu les sacrements de l'initiation chrétienne -; il fallait aussi que je termine l’école secondaire en obtenant mon diplôme. 

Après avoir suivi la catéchèse, en 2O11 j’ai été baptisée et deux ans après confirmée. Après avoir réussi mon diplôme, en 2014 j’ai commencé ma formation chez les Xavériennes, d’abord dans mon pays le Tchad, et depuis 2015 en République démocratique du Congo, où je me trouve encore.

Mon plus grand désir est de servir le Seigneur, d’être avec Lui, en répondant à son appel : «Allez dans le monde entier et annoncez la bonne nouvelle à toute la création» (Mc 16,15). Pendant ces années de formation, ce qui m’a marquée le plus a été la vie de nos fondateurs et les valeurs qu’ils ont vécues et transmises, surtout la foi dans la Toute-puissance Miséricordieuse de Dieu, l’esprit de foi vive, la disponibilité à la volonté de Dieu, le Christocentrisme. 

J’ai expérimenté la relation intime avec Dieu, son amour envers moi et sa miséricorde et j’ai compris que sans Lui je ne peux rien. J’ai découvert que, malgré mes limites, faiblesses et incapacités, j’ai du prix à ses yeux, il compte sur moi et il m’aime comme sa fille. J'ai aimé la prière personnelle, la méditation et les rencontres communautaires, le climat de joie et de fraternité vécu au sein de la communauté. Les lettres du Père et de la Mère, les bons livres, en particulier la vie des saints, les documents du Pape François, certains cours que j’ai suivis m'ont marquée.

Par la grâce de Dieu, l’aide des personnes que le Seigneur a mises sur ma route et mon engagement personnel, j’ai pu surmonter les immanquables difficultés. Plusieurs paroles de Dieu m’ont accompagnée, entre autres le dernier dialogue de Jésus avec Pierre dans l'évangile de Jean, où Jésus demande trois fois à Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » et lui confie ses brebis : « Sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21,15-17). La mère Celestina a écrit : « ... quand une âme dit oui au Seigneur, la grâce éclate, notre oui doit devenir Jésus ».

En ce moment de préparation à ma consécration au Seigneur, le sentiment qui m’habite est la joie ; je me sens prête à embrasser la mission. Je sens en moi que rien n’est impossible à Dieu pour la personne qui se confie à Lui et à Sa miséricorde. Je rends grâce au Seigneur de m’avoir appelée à être témoin de son amour et de sa miséricorde dans le monde, malgré mes fragilités, et je lui offre ma vie entière.

En ce moment de préparation à ma consécration au Seigneur, le sentiment qui m’habite est la joie : je me sens prête à embrasser la mission. Je sens en moi que rien n’est impossible à Dieu, si la personne se confie à Lui et à Sa miséricorde. Je rends grâce au Seigneur, qui m’a fait le don de la vocation missionnaire, en m'appelant à être témoin de son amour et de sa miséricorde dans le monde malgré mes fragilités, et je lui offre ma vie entière.